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INDEMNISATION PERSONNELLE

Indemnisation personnelle et poursuite juridique des auteurs d’infractions

À partir de 1947, des demandes de réparations pouvaient être présentées. Cela n’était pas possible pour de nombreux membres de la communauté juive de Wiesbaden. En raison des persécution et des expropriations, ils étaient malades et sans ressources. La communauté juive de Wiesbaden a dû faire pression sur la ville et l’État pour qu’ils les prennent en charge.

Conformément à la loi militaire n° 59, les personnes persécutées par le régime nazi ont pu demander des réparations à l’État à partir de 1947. Il s’agissait d’une urgence car les Juifs, en particulier, étaient complètement démunis à cause de la Shoah. L’urgence de la situation est clairement illustrée par un courrier que la communauté juive de Wiesbaden a adressé le 17 octobre 1950 au bureau d’aide central au 13 de la rue Faulbrunnen. Dans le courrier, la communauté indique au bureau d’aide central avoir déposé une demande d’indemnisation pour la perte des biens de la synagogue du Michelsberg. Sur cette base, elle a soumis une demande urgente pour une avance de 5 000 DM afin de pouvoir venir en aide aux membres qui n’ont aucun moyen de subsistance, ne peuvent pas demander de réparations et attendent toujours l’aide promise par l’État de 600 DM par mois. Naftali Rottenberg a signé la demande au nom de la communauté. La famille Rottenberg avait survécu à la période nazie en se cachant à Wiesbaden et avait été sévèrement marquée par cette époque.

Naftali Rottenberg a lui-même déposé une demande d’indemnisation en 1951, qui a fait l’objet d’une décision judiciaire après une correspondance longue et épuisante avec «l’autorité d’indemnisation». La demande d’indemnisation pour les dommages causés par les persécutions a d’abord été rejetée parce que la Gestapo ne savait pas que les Rottenberg se cachaient à Wiesbaden. Le tribunal a finalement décidé en 1954 de verser une pension à Sofie et Naftali Rottenberg. Naftali Rottenberg est mort en 1961, sa femme Sofie en 1970 à Wiesbaden

Enquêtes de la police criminelle de Wiesbaden sur les pogroms de novembre 1938

La communauté juive de Wiesbaden a cherché à rétablir des relations avec la ville au moment de l’inauguration de la synagogue. Outre les représentants de l’armée américaine, le maire et d’autres membres de l’administration de la ville étaient également invités. Cela semble étonnant, car les poursuites judiciaires pour les crimes commis à Wiesbaden à l’époque nazie venaient seulement de commencer. Le 5 mars 1946, le gouvernement militaire américain avait publié la loi de libération du national-socialisme et du militarisme. En conséquence, tous les résidents de la zone d’occupation américaine âgés de plus de 18 ans devaient remplir un formulaire d’enregistrement, à l’aide duquel ils devaient être contrôlés pour leurs activités nationales-socialistes au cours des années 1933 à 1945. En outre, la police criminelle avait commencé à enquêter sur les pogroms de novembre. Le 27 avril 1946, une annonce parut dans un journal avec l’appel suivant : «Chaque citoyen, chaque citoyenne, est appelé à faire toutes communications pertinentes pouvant conduire à la condamnation des auteurs à la police criminelle de Wiesbaden, au siège de la police, 25 rue Friedrich, salle 68.» Sur demande, les informations seront traitées de manière confidentielle. L’appel visait à soutenir les efforts des autorités allemandes pour poursuivre les auteurs de «la destruction des synagogues, des magasins de propriétaires juifs et les actes de violence contre des citoyens juifs sans défense». Cela ne s’appliquait pas seulement à Wiesbaden, mais à toutes les villes du secteur américain. Quelques jours plus tard, la même annonce est parue dans le quotidien Frankfurter Rundschau.